Robotique - la révolution à venir
Par Alain Goudey le lundi, 14 juin 2010, 17:03 - Prospective - Lien permanent
Le japon est la patrie du robot humanoïde. L'explication officielle de l'engouement du pays pour la robotique est simple : comme la natalité est basse dans le pays, la population vieillit très vite (les projections les pires donnent une population réduite de 50% par rapport à celle d'aujourd'hui) et RIBA (Robot for Interactive Body Assistance), HRP-4C ou Geminoid sont probablement les précurseurs de quantité de robots qui auront comme mission de veiller sur les seniors du pays.

Hiroshi Ishiguro, directeur de l'Intelligent Robotics Laboratory (Osaka) perfectionne sont clone robotique, Geminoid, depuis 2005. L'objectif ? Que ce robot puisse le représenter dans une conférence où son créateur ne pourrait pas se rendre. Il est conçu pour tester des hypothèses de téléreprésentation par un second corps, dans la droite ligne du film "Clones" (à voir si vous ne l'avez pas fait, car il soulève des questions intéressantes liées aux travaux sur Geminoid). L'enjeu de cette expérience réside donc dans la création d'un outil capable d'"exprimer" un humain distant : il y a encore de gros progrès à faire puisque l'expressivité du robot est encore faible. Voir la video ci-dessous :
D'autres laboratoires japonnais (le Joint Robotics Laboratory issu de la collaboration entre le National Institute of Advanced Industrial Science and Technology et le CNRS) travaillent sur d'autres robots anthropomorphes, la série des HRP-1 (datant de 1998) à HRP-4C (de 2009). Ceux-ci bénéficient d'environ 30 mouvements élémentaires et l'enjeu réside à gérer des dizaines de boucles "perception-action" pour permettre l'interaction avec l'homme. En fait les robots seront de formidables logiciels capables d'interagir de manière précise avec l'environnement. En ce sens, les travaux de Yoshihiko Nakamura sont extrêmement intéressants puisqu'ils développent un modèle numérique des gestes du corps humain. Ainsi ils savent faire un modèle informatique à partir de mouvement filmés par une caméra : le robot pourra apprendre les gestes en les observant.
Il va nous falloir attendre encore un peu avant d'avoir dans notre quotidien des robots anthropomorphiques parfaits, mais cette industrie fait des pas de géant et les robots commencent à se démocratiser : le Roomba (robot aspirateur), le Da Vinci qui opère des prostates ou encore les robots spatiaux (Spirit, Opportunity) en sont les premières déclinaisons "grand public". Le marketing devra probablement apprendre à évoluer au regard de ces nouvelles technologies à poindre d'ici quelques années. Quelle sera la proposition de valeur d'un robot ? Comment l'individu s'appropriera cette technologie ? Serons-nous vraiment sur une logique de téléreprésentation comme dans Clones ? Serons-nous plutôt sur une logique de délégation des taches ingrates ? Jusqu'à quel niveau de prix serons-nous prêt à payer ? Quel sera la cycle de vie du produit ? (notamment comment recycler ces appareils, qui, il y a fort à parier, suivront une rapidité d'évolution similaire à nos ordinateurs actuels ?). Affaire à suivre...
D'autres laboratoires japonnais (le Joint Robotics Laboratory issu de la collaboration entre le National Institute of Advanced Industrial Science and Technology et le CNRS) travaillent sur d'autres robots anthropomorphes, la série des HRP-1 (datant de 1998) à HRP-4C (de 2009). Ceux-ci bénéficient d'environ 30 mouvements élémentaires et l'enjeu réside à gérer des dizaines de boucles "perception-action" pour permettre l'interaction avec l'homme. En fait les robots seront de formidables logiciels capables d'interagir de manière précise avec l'environnement. En ce sens, les travaux de Yoshihiko Nakamura sont extrêmement intéressants puisqu'ils développent un modèle numérique des gestes du corps humain. Ainsi ils savent faire un modèle informatique à partir de mouvement filmés par une caméra : le robot pourra apprendre les gestes en les observant.
Il va nous falloir attendre encore un peu avant d'avoir dans notre quotidien des robots anthropomorphiques parfaits, mais cette industrie fait des pas de géant et les robots commencent à se démocratiser : le Roomba (robot aspirateur), le Da Vinci qui opère des prostates ou encore les robots spatiaux (Spirit, Opportunity) en sont les premières déclinaisons "grand public". Le marketing devra probablement apprendre à évoluer au regard de ces nouvelles technologies à poindre d'ici quelques années. Quelle sera la proposition de valeur d'un robot ? Comment l'individu s'appropriera cette technologie ? Serons-nous vraiment sur une logique de téléreprésentation comme dans Clones ? Serons-nous plutôt sur une logique de délégation des taches ingrates ? Jusqu'à quel niveau de prix serons-nous prêt à payer ? Quel sera la cycle de vie du produit ? (notamment comment recycler ces appareils, qui, il y a fort à parier, suivront une rapidité d'évolution similaire à nos ordinateurs actuels ?). Affaire à suivre...
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source : basé sur SVM, n°293 - juin 2010